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"Ce burn-out qui m’a sauvé la vie !" Erwan témoigne sur l'épuisement professionnel

Le 09 janvier 2020

Après un parcours de 10 ans à l’international, et la traversée d’un burn-out, qui lui à ouvert les yeux sur le sens de sa vie, Erwan Bizien travaille aujourd’hui à Paris, dans l’accompagnement de l'Humain, c’est-à-dire le développement personnel et professionnel. Il aide aussi bien des dirigeants comme des mères de famille, qui le sollicitent pour (re)trouver du sens dans leur vie, à faire face à la maladie, à se reconnecter à leurs besoins, à développer leurs capacités, à reprendre leur vie en main, pour vivre heureux, épanoui, et être en paix. Dans ce témoignage, Erwan retrace le parcours qui l’a mené au burn-out et les leçons qu’il en a tirées...

« Mes premiers symptômes du burn-out…

Étant donné qu’il faut un début à tout, je dirai que tout a commencé, dès ma première prise de poste, après obtention de mon diplôme d’école de commerce (ESC). Passionné par les langues étrangères, la communication, la rencontre de différentes cultures, je me suis lancé dans un travail de commercial à l’international au sein d’un groupe breton. Mais très rapidement, j’ai ressenti un malaise, et un mal-être dans ce poste.

 Je ne parvenais pas, à l’époque, à identifier de quoi il s’agissait, mais le travail en lui-même (à ce moment-là: vendre et négocier) ne m’a pas du tout plu. La relation à mon supérieur n’était pas agréable, ce qui n’a rien arrangé, et très vite, je me suis senti incompris, je n’arrivais pas à me « nourrir » dans ce travail et ces relations qui ne me convenaient pas.

J’ai décidé, une première fois, de démissionner de ce CDI, avec un sentiment d’inachevé et d'inconfort. Etait-ce moi ou l’autre qui avait un souci ? Ma réponse à l’époque, était que la faute revenait à l’entreprise ou à mon supérieur.

Arrive une nouvelle étape : je suis embauché en VIE, dans une nouvelle entreprise à l’étranger, pour à nouveau, faire un travail de commercial et animer un réseau de distributeur. Mais, en me disant que cette fois ci, la vente et la négociation seraient différents. De fait, je n’aurais qu’à convaincre des revendeurs, et au final c’était la relation à l’autre qui m’intéressait.
 
Mais au bout d’un an, à nouveau, le mal-être dans ce travail et le conflit avec mon supérieur (méthodes de management), apparaissent. Le quotidien pèse : remplir des tableaux Excel, rendre des comptes et justifier de toutes mes actions (pourquoi je n’ai pas vu 10 clients mais 8), ne pas être encouragé, constater que les efforts ne sont jamais suffisants…  
Je deviens irritable, moins patient et me fatigue plus rapidement. Ma motivation et mon investissement personnel au travail commence à diminuer, et pendant une nouvelle année, les relations professionnelles se dégradent, même si, en bon perfectionniste et en recherche de reconnaissance, je fais mon travail et obtiens d’excellents résultats.

En fin de contrat, je quitte l’entreprise avec un goût amer en bouche et des questions qui resurgissent encore : qu’est ce qui cloche avec moi ? Pourquoi est-ce que ma relation avec mon boss se dégrade-t-elle encore une fois ? Pourquoi ne suis-je pas bien dans le métier pour lequel j’ai fait mes études ?

J’en arrive au constat suivant : Je n’aime pas vendre mais je ne vois pas quoi faire d’autre, puisque c’est la suite logique de mon parcours étudiant, et que les études que j’ai faites me plaisaient toujours. Ce que je dois privilégier dans mon travail, se sont les liens que j’arrive à tisser avec mes clients, et les solutions que je peux trouver pour répondre à leurs besoins, et générer aussi bien leur satisfaction que la mienne, par la reconnaissance qu’ils me donnent.

...Nouvelles responsabilités : l'épuisement professionnel est à portée de main !

Comme il est entendu que, si l’on change d’entreprise, il faut à tout prix, obtenir un salaire plus important et plus de responsabilités. C’est ce que j’ai fait : Responsable commercial sur la moitié du monde, autant dire que le challenge est de taille, et que cela me fait oublier un instant mes déceptions passées. Je voyage en Asie, en Afrique, en Europe… Je connais les aéroports comme ma poche, je prends l’avion et le taxi comme le métro… Je cumule les décalages horaires et les déjeuners d’affaires avec des gouvernants et dirigeants… De quoi faire rêver plus d'un de mes amis !

Malheureusement, au bout d’un an, rebelotte : je me sens mal, et cela va se développer sur les années suivantes !! Conflits relationnels (management de transition), sur les choix stratégiques, les objectifs (Excel) fixés (je ne sers qu'à atteindre des chiffres, dans des cases Excel), le manque de moyens alloués…

Je suis de plus en plus irrité, en colère, frustré de ne pas pouvoir atteindre les résultats et la reconnaissance auxquels j’aspire. Je suis en permanence tiraillé, entre mon besoin de satisfaire mes clients, et les contraintes imposées en interne. Je finis par passer presque plus de temps à négocier en interne, qu’à faire mon travail de commercial auprès des clients.  

Je dors de plus en plus mal (sommeil agité), avec des réveils nocturnes (à 3h du matin), pendant lesquels je cogite. Je m’aperçois que ma vue a baissé, lorsque je réalise que je n’arrive plus à lire un panneau d’affichage d’aéroport sans plisser les yeux et m’en rapprocher. Des douleurs de dos se font sentir, et les consultations chez l’ostéopathe se font plus fréquentes, avec le blocage toujours au même endroit.

Pendant ce temps, j’obtiens d’excellents résultats, les chiffres de ma zone progressent, mon salaire est augmenté… mais mon mal-être s’accroit, jusqu’au jour où…

Je n’en peux plus ! Je fais la gueule en permanence, j’ai perdu mon sens de l’humour et ma joie de vivre, je suis sarcastique et hyper-irritable dans les moindres remarques dans ma vie pro et perso. Tout le monde en fait les frais ! Je quitte ma copine, je m’isole de ma famille et de mes amis. Je ne vois pas d’issue, car je considère être indispensable à l’entreprise, pour faire tourner ma zone, et en même temps, si j’arrête, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire d’autre ? Je ne sais rien faire d’autre que du commercial !

10 ans de dénie, pour finir en burn-out dans mon lit !

J’en arrive donc, un jour de février, à être, sans m’en rendre compte, au bureau, devant mon PC, à ne pouvoir qu’écouter de la musique et regarder les chiens sur le site de la SPA. J’ai beaucoup de difficulté à me concentrer et répondre aux mails incessants qui font leur apparition dans ma messagerie. Je suis un peu comme dans une bulle à ce moment-là. J’ai un déplacement au Sri Lanka qui est prévu, je fais mes valises et j’y vais. Mais sur place, fatigué, seul, après les réunions et repas avec les clients, je me retrouve dans ma chambre d’hôtel, à nouveau face à cet écran d’ordinateur, seul, et me sens submergé par la quantité de mails qui ne cessent d’arriver, et que je ne peux plus gérer. A cet instant, la seule option que je considère être viable pour mettre fin à cela, est de me jeter par la fenêtre de l’hôtel, tellement je suis épuisé.

Heureusement, une petite voix dans ma tête me dit : « Arrête ! Ferme ton ordi, et change toi les idées ». C’est ce que je fais, je prends un livre et la pression redescend pour me laisser finir mon voyage d’affaires.

A mon retour de déplacement, je pose 3 semaines de congés d’un coup, pendant lesquelles je coupe tout (ordinateur, téléphone…), et ne donne aucun signe de vie. Mon médecin m’annonce gentiment que je frôle l'épuisement professionnel

Au retour, après un point avec mon supérieur, j’ai ralenti le rythme. J’ai été accompagné par un thérapeute, j’ai découvert la Sophrologie pour m’aider à m’apaiser, à me ressourcer.

Mais ce n’était pas suffisant ! Insatisfaction chronique, sentiment de ne pas être reconnu ou valorisé, fatigue et irritabilité résiduelles… il fallait que je fasse autre chose de ma vie ! Je me trouvais à la croisée des chemins, et devais faire un choix entre continuer le métier que je faisais (ce qui équivalait à me diriger plus ou moins rapidement vers la maladie ou la mort), ou décider radicalement de changer de métier (et donc de vivre).

J’ai fait un bilan de compétence pour m’aider à mieux me connaitre et comprendre ce qui pouvait clocher dans mon fonctionnement. J’ai eu la chance d’être accompagné par plusieurs personnes pendant cette période et en particulier, une femme extraordinaire, qui, avec patience et beaucoup de bienveillance, m’a aidé à trouver le chemin vers lequel j’allais m’épanouir. Au bout de 9 mois de bilan, je savais que ce qui était le plus important pour moi, c’était l’HUMAIN ! En bref, ce qui me manquait depuis 10 ans.

J’ai donc entamé des démarches auprès de professionnels de la santé et du développement personnel pour en connaitre les métiers (infirmier, coach, psychologue du travail…). Et un jour, alors que j’interrogeais un thérapeute holistique, j’ai eu le déclic dans ma tête ! C’EST CA QUE JE VEUX FAIRE ! Cela a été comme une révélation !

A partir de cet instant, mes démarches se sont orientées vers la possibilité de me reconvertir, me former à ce métier de l’accompagnement, MAIS je ne pouvais pas lâcher mon travail pour autant, il fallait vivre, payer les factures, le prêt…
J’ai donc cumulé le travail ET les formations sur mes week-end et mes vacances… Je vous laisse imaginer la suite… ma situation a empiré.

A nouveau, et de manière plus forte : fatigue, douleurs, irritabilité, tiraillé entre deux choses, épuisement, perte d’appétit, saute d’humeur, brouillard mental, disparition de certaines sensations et émotions, développement d'intolérances alimentaires, de troubles digestifs, perte d’envie, isolement, troubles de la mémoire et de la concentration… et des difficultés à me lever le matin, des coups de fatigue énormes l’après-midi. Le verdict est tombé : « Mr. Bizien vous êtes en burnout, il faut arrêter, sinon vous allez y passer ! »

La résurrection…

J’ai fini par obtenir une rupture conventionnelle, et suis resté alité des jours entiers, j’avais besoin de dormir !! Il m’a fallu plusieurs mois, avant de commencer à reprendre véritablement des forces, retrouver un équilibre émotionnel et relationnel… Pendant ce temps, je continuais à étudier (à l'Institut Cassiopée) à mon rythme, pour me reconstruire.

J’ai eu recours à l’aide de multiples approches : psychothérapies, coaching, sophrologie, hypnose, soins énergétiques, méditation, acupuncture, kinésiologie, EFT, EMDR, réflexologie, huiles essentielles, fleurs de Bach… Tout ce que je pouvais faire pour me remettre debout le plus vite possible !

Plus le temps passait, plus je me relevais (lentement) et plus j’appréciais ces approches, centrées sur l’Humain, la connaissance de soi, de ses besoins, ses ressources, ses mécanicités, ses capacités… Cela m’a mené, à beaucoup lire sur les sujets de l’entreprise libérée, les neurosciences, la plasticité cérébrale, la communication non violente (CNV), l’analyse transactionnelle, la PNL… Jusqu’au jour où, je suis tombé sur Joe Dispenza et le livre du Dr. Bruce Lipton « La biologie des croyances » et que j’ai compris que tout ce que je vivais n’était dû qu’à MES programmations.

La responsabilité de ce burn-out, que j’associais à mon travail, mes collègues… était en réalité le résultat de qui j’étais, de mes choix, de mes peurs et de mon incapacité à prendre soin de moi, àm’écouter et décider ce qui était bon pour moi. L’enjeu était donc de savoir comment me reprogrammer rapidement et correctement.

Dans son livre, Bruce Lipton, mentionnait un outil qu’il utilisait lui-même pour accélérer sa transformation: PSYCH-K®. Immédiatement, je me suis renseigné et je m’y suis formé tellement l’outil est puissant, simple et rapide, comparé à tout ce que j’avais pu expérimenter jusqu’à ce jour.

A présent, installé depuis plus de 2 ans, dans ce magnifique métier de l’accompagnement, et cette nouvelle vie, je remercie régulièrement ce burn-out de s’être manifesté, mais surtout moi-même de m’être FINALEMENT écouté et permis de changer !

Enfin, je fais un métier qui a du sens, qui me plait totalement, qui répond à mes besoins, qui me ressource, qui donne des résultats concrets et rapides (je vois des visages se transformer et devenir souriants, des personnes retrouver goût à la vie, d’une séance à l’autre, ou faire des démarches qui leurs étaient impossibles jusqu’à présent…). Je vis dans l’optimisme et la paix intérieure.

Pour tout cela, je tiens à remercier également toutes les personnes qui m’ont entouré et soutenu pendant ces années de galère et celles qui me font confiance aujourd’hui.

Aujourd’hui je peux dire : « je suis heureux ! J’adore mon job ! » »

Sortir du burn-out !

Erwan Bizien reçoit sur RDV à son cabinet parisien ou par SKYPE, et réalise des interventions en entreprise, pour sensibiliser le plus grand nombre, aux multiples possibilités et outils de prévention des risques psycho-sociaux (RPS), et d'amélioration de la qualité de vie au travail (QVT). Plus particulièrement, il présente l'outil PSYCH-K®, qui autonomise chacun dans la régulation des stress et la transformation des croyances qui freinent la progression.

Erwan Bizien est joignable au 01 88 24 54 84, et répondra personnellement à votre appel. Vous pouvez également prendre RDV sur son agenda DOCTOLIB ou lui adresser votre demande via le formulaire de contact.

Photo by joshua-earle-unsplash